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Test de TOP SPIN 3 Article 08/08/2008

Top Spin 3

Xbox 360

Depuis toujours, le tennis est un sport exploité à petites doses sur nos machines préférées. Pourtant, le rapport quantité/qualité est plus qu'honorable avec un trio de licences qui se tirent la bourre aujourd'hui plus que jamais. Si Virtua Tennis reste fidèle à lui-même, si Smash Court Tennis n'a pas encore montré ses formes, Top Spin entre sur le court avec une toute nouvelle philosophie. On tient sans doute là la première véritable simulation de tennis.

Top Spin 3

Tel qu'on l'a connu, Top Spin est un titre à mi-chemin entre arcade et simulation, plutôt rapide et simple à prendre en main. Le type même de jeu susceptible d'intéresser à-peu-près tous les profils de joueurs amateurs de la petite balle jaune. Avec Top Spin 3, les équipes de PAM Developpement ont choisi de faire pencher leur série vers le réalisme que les plus férus d'entre nous réclament depuis des années. Une simulation à proprement parler, enfin. Un parti pris qui se présente sous la forme d'un pari pour le moins risqué et dans lequel Top Spin pourrait finalement laisser beaucoup de plumes. De par son désormais côté élitiste et les timides évolutions techniques qu'il arbore, ce troisième opus tourne clairement le dos aux aficionados de graphismes fins et d'échanges semi-automatisés. Cela dit, cette simulation de tennis pourra être apprivoisée avec patience et abnégation, après les nombreuses heures de jeu nécessaires à se mettre dans le bain. Bien se placer et se replacer, varier ses coups, trouver le point faible de l'adversaire, mettre en place une tactique de jeu, gérer les pics de stress... Autant d'actions et de situations clés qui font de Top Spin un titre unique et très proche de la réalité.

Test Top Spin 3 Xbox 360 - Screenshot 70Malheureusement, les effets sont très sommaires sur terre battue.

Concrètement, Top Spin 3 est extrêmement frustrant durant les premiers échanges. Entre une relative mollesse des joueurs dans leurs déplacements, leur forte propension à caresser la balle plutôt qu'à la frapper véritablement et un gameplay qui impose de relâcher la touche de frappe pour déclencher celle-ci, on peut d'abord penser que le titre est une sorte de défi very-hard à lui tout seul. Mais petit à petit, les sensations font surface, les réflexes également. L'utilisateur apprend à anticiper comme il se doit et à gérer du mieux possible la principale subtilité du gameplay de Top Spin : le placement. A ce niveau, il est de très loin le seul titre à vous imposer un placement optimal pour frapper dans la balle. En fonction de votre position sur le court et de la course ou de la glissade qu'il vous a été nécessaire d'effectuer, il pourra être judicieux de privilégier un coup à plat, un lift ou un slice. Par exemple, un court-croisé fera plus de mal à votre adversaire s'il est lifté. Cela vous permettra de vous ouvrir une partie du court pour le coup suivant. Autre exemple, les slices auront davantage de chance d'être réussis si vous les utilisez sur des balles hautes. Une balle morte qui vous arrive dans les pieds ne pourra être relancée proprement, seul un coup à plat ou un contre-amorti, si vous êtes au filet, sera réalisable. Les exemples comme ceux-ci ne manquent pas et procurent un plaisir assez immense au joueur, enfin maître de son jeu mais tout aussi dépendant de sa capacité à se mouvoir rapidement sur le court.

Test Top Spin 3 Xbox 360 - Screenshot 71Sur Xbox 360, Rafael Nadal ne fait pas partie de la liste des joueurs. Sur PS3, si. Allez comprendre...

L'autre force de Top Spin 3 est la variété du jeu qu'il propose. Les matches ne se ressemblent vraiment pas et un coup qui déstabilisera un adversaire pourra ne faire aucun effet au suivant. Le principe du "tout le monde peut battre tout le monde" cher à ce sport est parfaitement respecté. En mode Carrière (abordé dans le paragraphe ci-dessous), il n'est pas impossible de se débarrasser assez aisément d'un joueur puis de ne jamais trouver la solution face à un autre tennisman pourtant moins bien classé. Les premiers échanges ont en ce sens une réelle importance. Vos premiers jeux de service doivent vous permettre de trouver le côté sur lequel insister. Votre adversaire est-il à l'aise sur son revers ? Sa vitesse de déplacement lui permet-elle de bien renvoyer des services extérieurs ? En parallèle, quand c'est à votre tour de retourner, l'objectif est de trouver la position la plus judicieuse. Ainsi, si votre rival est un gros serveur, il faudra faire attention à ne pas trop rentrer dans le court sur ses premiers services. L'inverse est également vrai. Un petit serveur sera plus exposé à des retours rapides et puissants, il est alors bon de prendre la balle plus tôt. Ces quelques exemples donnent à notre test des allures de leçon de tennis pour débutants. Mais le réalisme de Top Spin est tel que ces bases-là doivent être maîtrisées d'emblée ou assimilées rapidement tant le jeu tranche avec ses concurrents, beaucoup moins pointus.

Test Top Spin 3 Xbox 360 - Screenshot 72Le didacticiel est un peu brouillon mais permet d'apprendre les coups de base.

Voilà qui nous amène à vous décrire le coeur du jeu, son mode Carrière. Avant d'entamer une carrière, le joueur doit commencer par créer son avatar. Et là, bonne surprise, l'éditeur est extrêmement poussé, très complet, et permet de modéliser n'importe quel gabarit et n'importe quel visage via des outils classiques mais très pointilleux. Au-delà du physique du joueur, vous pourrez également déterminer son style en choisissant sa façon de frapper en coup droit, en revers, de servir, ses tics oraux, leur fréquence, etc. En Carrière, vous débutez par affronter trois joueurs amateurs puis par jouer un tournoi local. Ensuite, vous allez gravir les échelons, doucement mais sûrement. Les attributs par défaut de votre tennisman sont tout d'abord un boulet pour lui. Calés à 30 sur une échelle de 100, ils font de lui un joueur lent, peu puissant et spécialisé dans aucun compartiment de jeu. En résumé, sa palette est vierge et ça va être à vous de la créer. Pour cela, il faut attribuer, à votre convenance, des points à chaque compétence du joueur. Des points qui ne s'accumulent qu'au fil des victoires et des bons classements dans les tournois. A vous de répartir ces points entre le service, le retour, le coup droit, le revers, l'endurance, la volée, la puissance et la vitesse. A terme, vous contrôlez un joueur qui possède votre style de jeu préférentiel. A vous d'en faire un spécialiste du service-volée ou un défenseur de fond de court. Entre autres exemples.

Test Top Spin 3 Xbox 360 - Screenshot 73La modélisation du corps des joueuses laisse parfois à désirer.

Ce mode Carrière, très progressif, puisque d'abord fait de défaites et de rares victoires à l'arrachée, est similaire à celui qu'on a connu dans Virtua Tennis 3. Ainsi, il vous incombe de participer ou non aux tournois inscrits au calendrier, d'opter pour un tournoi plutôt facile mais peu avantageux financièrement ou pour un autre plus relevé et où la prime sera plus conséquente. L'argent amassé permet alors de se rendre dans un centre commercial et d'y acheter tenues et raquettes neuves, de changer de coiffure ou de se faire tatouer. Cependant, il s'avère plus profond que celui du jeu de Sega. Avant d'être professionnel et de pouvoir participer à des tournois du circuit masculin ou féminin et disputer des matches devant une véritable foule de supporters, il faut passer par le cicruit junior et ses courts abandonnés, mal éclairés, parfois même dépourvus d'arbitre de chaise. Le joueur ressent donc une authentique montée en puissance jusqu'à la fierté et la gloire de participer à son premier tournoi majeur, sur l'une des quatre surfaces reines (terre battue, gazon, dur et indoor). Au total, ce sont près de quarante courts qui sont modélisés dans Top Spin 3. Certains d'entre eux sont même sous licence. Rolland Garros, l'US Open et l'Open d'Australie en font partie, pour ne citer que les tournois du Grand Chelem.

Test Top Spin 3 Xbox 360 - Screenshot 74Le début du mode Carrière peut s'avérer déprimant. Mais il faut en passer par là avant la gloire des tournois mondiaux.

D'un point de vue technique, Top Spin 3 n'a en revanche rien d'impressionnant. Si les animations sont excellentes et très fidèles à la réalité, les couleurs sont particulièrement ternes, les effets basiques au possible et les décors beaucoup moins fouillés que ceux d'un Virtua Tennis 3. On note par exemple que les traces laissées sur la terre battue sont très sommaires et apparaissent surtout à la fin des échanges et pas toujours en temps réel. Les joueurs et joueuses sont de leur côté très moyennement modélisés, parfois très loin de ressembler à la star en question. Pour contraster avec ce tableau assez sombre, on pourra se consoler avec les différentes vues proposées par le jeu, qu'elles soient éloignées, aériennes, rapprochées ou juste derrière le joueur. Le reste du contenu du jeu est somme toute correct. Sont jouables près de quarante joueurs et joueuses, en comptant la petite vingtaine de joueurs fictifs. Chez les hommes, on retrouve Federer, Nadal, Roddick, Blake, Nalbandian, Murray, Berdych, Haas, Ancic, Monfils Philippoussis. En revanche, pas de Djokovic, Davydenko ou Ferrer. Etonnamment, Nadal n'est pas non plus de la partie alors que son bras gauche sévit bien sur la version PS3. Chez les dames, sont au rendez-vous Sharapova, la récente retraitée Hénin, Mauresmo, Kuznetsova, Vaidisova et Wozniacki. Pas de trace de la nouvelle numéro 1 mondiale Ivanovic, de Jankovic ou de Dementieva. Take Two a comblé ce faible nombre de joueurs sous licence par la présence de légendes du tennis comme MM. Borg et Becker et mademoiselle Seles. Les nostalgiques des années 80 et 90 seront servis.

Test Top Spin 3 Xbox 360 - Screenshot 75Le placement est primordial pour réussir des coups puissants et précis.

En termes de modes de jeu, on retrouve des matches exhibition, en simple ou en double et des tournois, le tout entièrement paramétrable. A vous de choisir le nombre de sets, le nombre de jeux joués par set et la façon dont sont joués les tie-break. Dénonçons cependant encore une fois le maigre tableau statistiques de fin de match. Comme dans la plupart des jeux de tennis, il faudra se contenter du minimum. Les amateurs de chiffres pleureront, tant pis pour eux. Enfin, Top Spin 3 comprend un didacticiel complet bien qu'un brin brouillon dans les explications. On apprend plus rapidement par la pratique. Les coups risqués qui permettent de conclure des points plus violemment sont en effet délicats à maîtriser et nécessiteront beaucoup de technique et de dextérité avant d'être utilisés à bon escient. Du côté du multijoueur, les amateurs de parties entre amis seront servis, qu'ils soient coutumiers du jeu à quatre sur une même machine ou du jeu en ligne. Contrairement à la plupart des jeux de tennis, la différence de niveau se fait d'ailleurs ressentir très rapidement. Il n'est donc que trop conseillé d'évoluer avec ou face à des joueurs d'un niveau similaire au vôtre pour ne pas casser l'intérêt de ces rencontres. Pour ce qui est du Online, une fois connecté, le joueur a le choix entre démarrer un match rapide, rejoindre une partie personnalisée ou créer lui-même sa propre partie en paramétrant tout ce qui peut l'être. Pour prolonger le plaisir.


Les notes

  • Graphismes 14/20

    Top Spin 3 fait plutôt pâle figure à côté d'un Virtua Tennis 3. Le tout est assez terne, fade et manque cruellement de détails. Si ces couleurs ont le mérite de se rapprocher davantage de la réalité, les rares effets sont parfois manqués, notamment sur terre battue. La modélisation des joueurs laisse elle aussi à désirer. Pourtant, l'éditeur mis à disposition du joueur pour créer son avatar est très fouillé. En revanche, les animations sont un petit régal. Cela suffit largement à compenser la technique quelque peu discutable du jeu. L'autre note positive concerne les visages, rougis par la chaleur et suant de fatigue.

  • Jouabilité 17/20

    Nous avons été impressionnés par Virtua Tennis 3. Top Spin 3 est largement aussi bluffant. Son gameplay très orienté simulation permet au genre de posséder enfin une référence réaliste qui va sans aucun doute avoir la préférence des connaisseurs. Très difficile, parfois même frustrant, ce titre possède la panoplie complète de la simulation, que ce soit au niveau des coups, du placement ou des tactiques. Une variété et une profondeur de jeu qui font de Top Spin 3 un vrai petit bonheur. Cette version possède à ce niveau un avantage sur son homologue PS3 grâce aux vibrations de la manette, salvatrice pour réaliser des coups risqués.

  • Durée de vie 16/20

    En plus d'être bon, Top Spin 3 dure. Le mode Carrière progressif, les nombreux tournois jouable, le niveau de difficulté de l'IA et le multijoueur à quatre en ligne ou sur la même machine suffisent largement à faire de lui un titre complet. La seule déception concerne le faible nombre de joueurs et joueuses professionnels jouables. Ils ne sont qu'une vingtaine.

  • Bande son 14/20

    Voilà un titre qui sait faire monter la sauce en créant une atmosphère propre à chaque court. Si les manifestations des joueurs ou du public sont quelquesfois maladroitement calées et trop isolées, elles demeurent au final correctes, sans plus. La tracklist de son côté est qualité bien que peu variée avec des artistes comme Franz Ferdinand ou Jamiroquai.

  • Scénario

    -

  • Note Générale 17/20

    Top Spin 3 est un jeu de tennis hors norme. Il prend le risque de rebuter les joueurs habitués à la simplicité pour gâter les amoureux de simulation, de longs échanges et de stratégies de jeu poussées. Si la technique n'a guère progressé depuis deux ans et Top Spin 2, le gameplay est de son côté passé à la génération suivante. Pour notre plus grand plaisir.

    La note de la rédaction est une appréciation de la qualité générale du jeu, mais n'est pas une moyenne arithmétique des différents critères.

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J'kaz !
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Vendredi 08 Août 2008Poster un commentaire

La multiplication des FIFA sur Xbox 360 ces deux dernières années n'a pas servi la série. Des titres développés à la va-vite, dans un éternel souci de respecter des délais de sorties annuelles, voire davantage avec des échéances telles que la Coupe du Monde en Allemagne. Une succession de déceptions qui nous ont poussés à nuancer les propos des développeurs qui assurent à chaque opus avoir révisé leur copie. Et c'est sans doute au moment où l'on s'attend à essuyer une énième déconvenue qu'une armée de développeurs, à qui l'on donne enfin les moyens des ambitions affichées, réalise le contre-pied parfait. Même un Alessandro Nesta ou un Fabio Cannavaro auraient mordu à la feinte... On s'incline.

FIFA 08

FIFA 07 a en partie décrédibilisé le discours ambitieux, voire mégalomane d'Electronic Arts qui a toujours cherché à nous convaincre des efforts concédés dans les développements des versions de leur "simulation" footballistique. Mais en réalité, c'est aussi et surtout parce qu'en ligne de mire, FIFA 08 pointait déjà le bout de son nez. Comprenez en cela qu'il faut lui associer quasiment deux années de développement, soit un laps de temps plus que suffisant pour gommer, au moins partiellement, les tares accumulées depuis quelques saisons par celui qui a perdu son statut de référence au profit du PES de Konami. Un regain de sérieux qui a un double impact sur cette version qui n'a pas gâté les possesseurs de Xbox 360, forcés de faire avec des débuts d'ébauches de commencements de contenu et un gameplay qui n'avait rien de "nouvelle génération". Une époque définitivement révolue. Cette année, ce sont bien les versions next-gen qu'il faut prendre comme référence et qui ont fait l'objet des meilleures attentions des équipes en charge du projet. Le sourire de Ronaldinho et la détermination de Ribéry sur le packshot en sont le parfait symbole.

Test FIFA 08 Playstation 3 - Screenshot 33La caméra dynamique du très immersif mode "Deviens Pro". Vous êtes dans la peau de votre joueur préféré.

La transformation est radicale, surprenante, grisante. FIFA s'invite au rang des simulations, dans tous les sens du terme. Un contraste flagrant que l'on fait déjà depuis quelques semaines et les prestations en salon du protégé d'EA Sports. En douze petits mois, le profil du jeu a connu l'évolution qui aurait dû être la sienne depuis 2003. C'est dire si le dépaysement est au rendez-vous, à tel point qu'il n'est plus de rigueur d'associer ce titre au terme arcade, désormais bien loin de la mentalité qui sévit sur le terrain. Un rythme de jeu fondamentalement plus lent, une physique de balle indépendante, une animation d'une rare fluidité et surtout un contrôle de balle qui envoie aux oubliettes le "Je contrôle, je passe, je contrôle, je centre, je tire, je marque". Preuve en est, les joueurs multiplient les petites touches de balle pour mieux contrôler le cuir, en fonction de la puissance de la passe, du rebond et de leur meilleur pied. De quoi humaniser clairement leur comportement individuel qui met enfin en avant les différences de gabarits et de maîtrise technique du joueur contrôlé. La gestion des contacts, en lutte aérienne comme au sol, en profite tout autant, avec des petites poussettes, des tirages de maillots et des petits coups bas lorsque l'on abuse des touches de pression, certes efficaces, mais qui conduisent régulièrement l'arbitre à sanctionner des interventions jugées illicites. Des coups de sifflet cependant pas toujours justifiés, ce qui constitue l'un des points noirs du jeu. Il est rageant de concéder un penalty pour avoir tenté de subtiliser la balle proprement, sans tacler ni faire tomber l'attaquant...

Test FIFA 08 Playstation 3 - Screenshot 34Pour raisons techniques, ces screens PS3 ne sont pas capturés en HD. Mais le jeu est identique à la version 360.

A ceux qui étaient allergiques à l'automatisation ultra présente des transmissions et des frappes de balle, EA a répondu de la meilleure des manières en proposant, dans les options, de rendre tout ceci le plus manuel possible. Et la liberté de jeu s'en voit décuplée, rehaussant considérablement le niveau de difficulté, ce qui nous amène à conseiller cette configuration aux joueurs aguerris tant elle fait place aux erreurs multiples. La conservation du ballon a un prix, celui du timing parfait. Concrètement, il faut jouer avec la pression de la touche de passe ainsi qu'avec le stick analogique gauche (toutes les directions étant fonctionnelles) pour donner un ballon à l'endroit précis souhaité, que ce soit dans les pieds ou dans l'espace, en sautant ou non une ligne. Un principe qui vaut également pour les centres, dont les six possibilités (ras-de-terre, mi-hauteur et aérien, chacun immédiats ou non) permettent de trouver le joueur démarqué et d'éviter aussi souvent que possible des duels aériens perdus d'avance dans le style Baky Koné contre Lucio. En résumé, le joueur a enfin la sensation de construire ses propres actions, d'autant que l'IA n'a plus cette maudite habitude d'anticiper on ne sait comment nos décisions et de glisser littéralement. Les déplacements sont donc individuels et pas seulement réalisés en direction du ballon, de sorte à ce que le marquage, en zone ou non, et l'alignement des trois ou quatre défenseurs soit assuré. Et ça, ça fleure bon le réalisme comme on l'aime.

Test FIFA 08 Playstation 3 - Screenshot 35Voici ce qui fait office d'entraînement aux dribbles et tirs.

Techniquement parlant, les possibilités sont nombreuses et désormais utiles voire salvatrices en fonction du niveau de difficulté (amateur, semi-pro, pro ou légende) choisi. Pas de tricks surréalistes où le joueur se prend pour une otarie à qui on aurait greffé un pied de Messi et un pied de Ronaldinho. Tout se fait au stick analogique droit, en maintenant la gâchette gauche enfoncée, de sorte à réaliser des feintes de corps, des passements de jambes, des râteaux, des roulettes, des coups du sombrero, des talonnades ou encore le fameux Flip Flap, jouissant lorsqu'il est réussi. Tout ceci dans un unique but, se trouver, à un moment donné, en position idéale de tir. Et là aussi, la variété des tirs manuels permet de placer son ballon à n'importe quel endroit de la cage de 2m44 par 7m32. Adieu les tirs enroulés qui finissaient à mi-hauteur, ras du poteau. Mais tout n'est évidemment pas parfait. En dehors de l'arbitrage, parfois douteux sur les contacts, on ne peut que regretter les caguades de gardiens, parfois très mal inspirés. Pourtant, ceux-ci ont perdu leur mauvaise habitude de ne plonger qu'à mi-hauteur et d'être battus par des frappes qui finissent sous la barre ou en lucarne. Autre point noir, la sélection du joueur qui, lorsqu'elle est passée en manuel, souffre de quelques approximations, notamment sur les contres adverses où l'on s'acharne sur le stick analogique jusqu'à ce que le joueur souhaité soit contrôlé. Toutefois, cette fonction est très utile si une passe courte est manquée, histoire de switcher le réceptionner, placé dernière l'initial.

Test FIFA 08 Playstation 3 - Screenshot 36Les ralentis sont l'occasion de revoir vos buts sous différents angles. Ils sont particulièrement réussis.

Tactiquement cette fois, FIFA 08 inclut un éditeur de formations bienvenu, histoire de ne pas être restreint par les formations de base, pas toujours très pertinentes dans le placement des joueurs. On peut donc paramétrer le positionnement de chaque joueur du onze type de l'équipe souhaitée ainsi que leur mentalité en phases offensives et défensives. Sans oublier le choix des tireurs de coups de pieds arrêtés qui restent, sur la pelouse, toujours un peu délicats à jouer, ce qui constitue un autre point perfectible pour le prochain opus. Toujours en terme d'édition, le mode création de joueurs s'avère très poussé, notamment sur l'aspect physique, ce qui nous fera regretter le fait de nous pouvoir que modifier les informations et capacités des joueurs déjà en place. Un lifting n'aurait pas été de trop puisqu'encore une fois, le moteur de la machine ne semble pas suffisamment maîtrisé pour que les visages permettent de reconnaître immédiatement les acteurs, même s'il s'agit d'une star internationale.

Test FIFA 08 Playstation 3 - Screenshot 37Le mode éditeur de joueurs est assez complet mais ne permet pas de refaire le portrait des acteurs déjà en place.

La pléthore de championnats absents de cette version l'année dernière est bien là, on en note même quelques nouveaux (Australie, Autriche, Eire, République Tchèque, Ligue 2 française). Au même titre que les modes de jeu classiques (match amical, Compétition, Carrière, Fiesta et Défi) mais aussi et surtout de la grosse nouveauté : "Deviens Pro". Essentiellement multijoueur, celui-ci est également accessible sous forme de matchs uniques en solo. Le principe est tiré du célèbre et non moins ancien Libero Grande. Vous incarnez donc un seul joueur, de votre choix (sauf le gardien, ce qui est dommage pour les aficionados de ce poste si particulier), de la première à la dernière minute d'une rencontre avec tout ce que cela comprend de particularités en fonction de la position occupée sur la pelouse. Un jeu de caméra jongle d'une vue globale lorsque l'action se situe au centre du terrain à une vue rapprochée devant les buts adverses et si c'est vous qui contrôlez le cuir. L'impression d'incarner un seul et même acteur dans un stade et une pelouse immense n'a jamais été aussi bien pensée et réalisée. Mieux encore, balle au pied et en pleine accélération, une caméra dynamique vous suit de près, exactement à la Gears Of War pour les amateurs de FPS. Sensations garanties. Votre impact sur le déroulement du jeu est cependant élargi puisqu'il est possible d'ordonner à vos coéquipiers de presser l'adversaire ou de tirer au but. Mais l'essentiel reste de pouvoir demander le ballon dans les pieds ou dans l'espace, de sorte à participer au jeu et à rendre une copie positive, évaluée à la fin du match avec tout un tas de statistiques propres à votre prestation. Jouissif !

Test FIFA 08 Playstation 3 - Screenshot 38Admirez la précision affichée par les stades.

Le jeu en ligne, c'est aussi ce sur quoi se concentre ce FIFA 08. Très gonflé, celui-ci jongle entre les Ligues Interactives, publiques ou privées, dont le concept n'était pas présent sur Xbox 360, les championnats jusqu'à 32 et les parties diverses et variées, personnalisables à souhait, avec ou sans classement. Ce qui est déjà beaucoup en attendant la mise en ligne du mode 5 contre 5 se présentant comme le meilleur moyen de vivre des matchs en multi. C'est aussi EA Sports Football World, lieu de communication, de comparaison, de défis, où il est possible de consulter les parcours et statistiques de tous les autres joueurs. On peut également se joindre à des groupes de fans, se tenir au courant des infos foot, télécharger les mises à jour récurrentes qui permettent de jouer avec les effectifs actuels et de gommer les quelques oublis de la base de données, la majeure partie du temps dus à un manque de temps justement. A noter en plus, un partage de ralentis, après une inscription ici. Enfin, on appréciera la division du Online selon trois salles, Débutants, Experts et Elites, selon les niveaux des joueurs et en fonction de leur pourcentage de matches non terminés, idéal pour identifier la qualité et la fiabilité des joueurs connectés. Autant de possibilités qui prolongent le multi Offline qui peut accueillir des parties jusqu'à quatre.


Les notes

  • Graphismes 17/20

    En dehors d'une modélisation des visages des joueurs imparfaite, FIFA impressionne en parvenant à franchir un nouveau palier graphique après s'être légèrement essoufflé, notamment au niveau des textures des pelouses. Très proche d'une retransmission télévisée, ce volet prône le réalisme technique à tous les étages, avec l'habituel coup de pouce des licences, des maillots qui bougent au vent et surtout une animation quasi sans faille. Mention spéciale à la vingtaine de stades officiels, fidèles au plus haut point aux plus célèbres enceintes internationales.

  • Jouabilité 17/20

    FIFA est enfin une simulation. Ce réveil tardif et presque surprenant place le jeu d'EA Sports en concurrence plus que jamais directe avec la mentalité d'un PES. Plus complet, plus fluide, plus réaliste, ce cru 08 est avant tout plus varié dans les phases de jeu et propose un contrôle des plus manuels sur la circulation de la balle, dont la physique est pour la première fois totalement indépendante des joueurs. On regrette cependant, pour les vieux de la vieille ou les allergiques aux sticks analogiques, que les déplacements ne puissent être opérés avec la croix directionnelle.

  • Durée de vie 17/20

    A l'exception des compétitions internationales, rien ne manque à ce FIFA, si ce n'est d'être justement plus complet au niveau des sélections jouables, une quarantaine seulement. Le solo comme le multi vous occuperont largement jusqu'à FIFA 09, entre les modes Carrière, Compétition et Défi pour le premier et Fiesta et Online pour le second, d'autant que des matches à 5 contre 5 suivront bientôt. Le mode "Deviens Pro" apporte une agréable fraîcheur mais souffre de n'être pas assez développé en solo, dans l'optique de proposer une variante à la Carrière.

  • Bande son 17/20

    Occupé par sa délicate mission de relance du PSG, Paul Le Guen a redonné la place à Franck Sauzée pour accompagner Hervé Mathoux de Canal+, fidèle au poste. Un résultat forcément concluant si l'on met de côté quelques rares incohérences et répétitions du duo de choc. Quant à l'ambiance des stades ou la tracklist des menus, elles s'imposent une nouvelle fois comme des références de choix, avec, entre autres, la présence d'un speaker parfaitement audible ou des chants officiels de supporters de sélections nationales ou de clubs huppés.

  • Scénario

    -

  • Note Générale 17/20

    Le choc opéré par la profonde refonte du gameplay de FIFA est un véritable tournant sur ce marché hautement concurrentiel, qualitativement parlant tout du moins. D'autant que cette attente date de plusieurs années et qu'elle réunissait à la fois les fidèles de la série et ceux qui souhaitaient voir PES davantage chahuté sur le rectangle vert. On accueille donc à bras ouverts ce FIFA qui laisse derrière lui un passé récent délicat et un profil qui ne sera désormais plus le sien. Une vraie bonne simulation affichant le réalisme que tout connaisseur réclame.

    La note de la rédaction est une appréciation de la qualité générale du jeu, mais n'est pas une moyenne arithmétique des différents critères.

Tags associés : Fifa

J'kaz !
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Vendredi 08 Août 2008Poster un commentaire

Si les retombées médiatiques sont moins importantes en Europe qu'au Japon, Everybody's Golf (aka Hot Shots Golf aux US, aka Minna No Golf dans l'Archipel) reste malgré tout une série ayant acquis ses lettres de noblesse de par chez nous. Jouant davantage sur un esprit bon enfant que sur un réalisme poussé à l'inverse d'un Tiger Woods pour ne citer que ce dernier. On ne sera donc pas surpris de retrouver tout ce qui a fait le succès de la saga sur PS3.

Everybody's Golf : World Tour

Derrière le design atrocement kawaï de Everybody's Golf, se cachent des trésors de gameplay insoupçonnés. Si comme l'adage le prétend, l'habit ne fait pas le moine, alors la série de Sony ne semble, au premier abord, s'adresser qu'à un panel restreint de joueurs davantage enclins à se trémousser au rythme des mimiques des golfeurs toutes plus "sugoiiiiiiiii" les unes que les autres qu'à profiter d'une jouabilité des plus profondes. Et pourtant, et pourtant... Ainsi, quand on prend le temps de passer quelques heures en compagnie de chaque segment de cette série, on se rend vite compte qu'il n'est pas si aisé que cela d'aligner les Pars ou les Birdies (voire les Eagles pour les plus chanceux), du moins en mode Intermédiaire ou en Novice. Bien entendu, la série mise sur une jouabilité arcade mais cette fois les développeurs proposent malgré tout une alternative pour ceux recherchant quelque chose de plus compliqué. Avant d'y revenir, sachez qu'une quinzaine de sportifs répondent à l'appel du club, chaque niveau de difficulté vous permettant d'en débloquer cinq. Comme d'habitude, les golfeurs ont chacun des caractéristiques (Puissance, Contrôle, Impact, Spin, Sidespin) différentes et se complètent tous plus ou moins pour offrir au joueur un personnage à son image.

Test Everybody's Golf : World Tour Playstation 3 - Screenshot 46Les conditions météo peuvent énormément influer sur les trajectoires de nos balles.

D'ailleurs, le choix du personnage est toujours aussi important puisque plus vous utiliserez un avatar, plus votre loyauté augmentera. Ensuite, une fois passés certains paliers, vous pourrez bénéficier de tel ou tel avantage (coup plus puissant, meilleur contrôle) qui pourra faire la différence une fois sur le fairway. En parlant d'éléments à récupérer, j'en profite pour préciser que comme ses aïeuls, Everybody's Golf World Tour ne lésine pas sur les objets à gagner à l'issue d'un tournoi : clubs, costumes, balles, tout est bon à prendre, tout est bon pour se la jouer dans les différents modes de jeu. Sur ce point, on trouve les challenges Stroke, Défis (composé de plusieurs tournois disposant, ou non, de règles spéciales) et Entraînement. Quand on poursuit nos investigations, on tombe sur le Multijoueur nous offrant le choix entre Match Play pour deux personnes et Stroke acceptant jusqu'à quatre participants. Enfin, le Online ferme la marche mais s'il nous permet d'affronter des joueurs du monde entier, nous n'avons malheureusement pas pu tester le tout vu qu'il était impossible de se connecter aux serveurs.

Test Everybody's Golf : World Tour Playstation 3 - Screenshot 47Lorsque vous manquez complètement l'ajustement de votre tir, le jeu vous le fait bien sentir.

La jouabilité, elle, est aussi addictive que ses ancêtres même si les innovations sont peu nombreuses voire quasiment absentes. Néanmoins, les développeurs ont tout de même inclus deux types de tirs : Traditionnels ou Avancés. Le premier est bien connu des adeptes de la série vu qu'il utilise à nouveau une barre de puissance en nous demandant d'appuyer une fois pour jauger la force du tir puis d'appuyer à nouveau, lorsque le curseur revient à sa place, pour contrôler la visée. Bien entendu, vous devrez prendre en compte la direction du vent afin de modifier votre angle de tir et rien ne vous empêchera de changer de club si celui qu'on vous met dans la main ne vous convient pas. Enfin, n'oubliez pas que vous disposez aussi d'un nombre restreint de coups plus puissants (ceci valant aussi pour les approches et putts) pour parcourir une plus grande distance. Les tirs avancés, eux, sont déjà beaucoup plus complexes à maîtriser. Ici, vous allez devoir tenir compte du mouvement du golfeur afin de fixer la puissance du tir. En somme, un demi-swing représente 50% de puissance, un complet, 100%. Une fois ceci fait, un cercle va apparaître à l'écran. Il conviendra alors d'attendre que ledit cercle rapetisse pour ajuster l'impact de la balle et ainsi obtenir la trajectoire la plus droite. Si la technique s'avère assez difficile à prendre en main, elle a l'avantage de permettre des tirs plus puissants. Cependant, sachez qu'avec cette méthode, les putts sont bien plus simples car on peut voir à tout moment, grâce à une balle fantôme, où notre coup va arriver. Parfait pour choisir son angle et doser la force du tir.

Test Everybody's Golf : World Tour Playstation 3 - Screenshot 48Vous pouvez effectuer des effets, grâce à la croix de direction, en choisissant l'endroit où le club va frapper la balle.

Pas de grosse surprise donc du côté de ce Everybody's Golf World Tour. Les plus médisants pourront lui reprocher de se reposer sur ses lauriers mais pour l'heure, nous avons quand même droit à une belle galerie de personnages et à une réalisation plus qu'honorable. En effet, les graphismes, bien qu'un peu aliasés, sont mignons, colorés et respectent de A jusqu'à Z la charte de la série. Le nombre de parcours peine à dépasser les six mais le multi fait pencher la balance en se montrant une fois de plus convivial et très sympathique. En somme, on serait tenté de se dire que ceux possédant les précédentes versions n'ont pas fondamentalement besoin de ce segment qui, à l'exception des tirs avancés, reste frileux quand il s'agit de faire avancer le schmilblick. On se contentera donc d'un très bon jeu de golf, classique mais aussi solide que ses modèles tant dans son design Super Deformed que dans son gameplay accessible et technique à la fois.


Les notes

  • Graphismes 14/20

    On ressort les modèles SD, les designs kawaï, les looks excentriques, on rajoute un petit coup de Polish et on obtient un Everybody's Golf sur PS3. Rien d'extraordinaire pour la rétine mais une réalisation d'un bon niveau en accord avec l'univers de la série. On aurait tout de même apprécié un peu plus de vie sur les parcours ou davantage d'effets spéciaux.

  • Jouabilité 15/20

    Bien que la maniabilité soit toujours aussi accessible, le jeu reste relativement technique surtout dans les modes Intermédiaire ou Avancé où la recherche du Birdie est plus qu'appréciable. De plus, plusieurs angles de caméra et diverses indications visuelles vous aident à mieux ajuster vos balles. Enfin, cet opus intègre un nouveau système de tirs en plus de celui initial et s'il reste assez délicat à maîtriser (du moins pour ce qui est des swings et des approches), il s'avère au final plus précis.

  • Durée de vie 14/20

    La durée est bonne si tant est que vous adhériez au concept du : je passe de nombreuses heures devant ma console pour débloquer les 15 personnages ainsi que tous les costumes et objets. En dehors de cet aspect "collection", les parcours ne sont pas si nombreux que cela mais vous feront tout de même visiter le monde entier. Toutefois, les modes Multijoueurs et Online assurent au titre une longévité dans la lignée de celle de ses aînés.

  • Bande son 13/20

    Du easy listening comme on n'en fait plus mais qui détend tout en s'accordant parfaitement avec l'univers très posé, très reposant d'Everybody's Golf. En revanche, le doublage français n'est pas très impliqué et on eut aimé les voix japonaises même si on pourra aisément profiter du jeu sans ces dernières.

  • Scénario

    -

  • Note Générale 15/20

    En s'installant sur PS3, Everybody's Golf ne cherche nullement à bousculer les conventions. En résulte un grand classicisme et une volonté affichée de faire du neuf avec du vieux pour plaire aux habitués tout en faisant de l'oeil aux novices. Du coup, peu de nouveautés même si le nouveau système de tirs apporte un petit plus à la jouabilité. Dans l'absolu, on pourra être déçu mais au-delà de cette déception, ce nouveau segment demeure aussi soigné et convivial que ses grands frères. On aurait donc tort de s'en priver d'autant qu'il est toujours aussi sympathique d'y jouer à plusieurs et de profiter de ce mélange singulier alliant univers rafraîchissant, souplesse de gameplay et légère technicité.

    La note de la rédaction est une appréciation de la qualité générale du jeu, mais n'est pas une moyenne arithmétique des différents critères.

Tags associés : Everybody, golf, world

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Vendredi 08 Août 2008Poster un commentaire

Coutumier des jeux olympiques, Eurocom nous revient quatre ans après son Athens 2004 pour une nouvelle série d'épreuves en provenance directe de Beijing. De ce postulat, la société nous délivre un titre ressemblant parfois à son modèle direct mais surtout une bonne occasion d'investir dans le pad car comme vous l'imaginez bien, les pouces comme les manettes devraient normalement exploser en même temps que les records.

Beijing 2008 : Le Jeu Video Officiel des Jeux Olympiques

Quand on parle de multi-épreuves, trois mots nous viennent rapidement à l'esprit : records, convivialité et briquet (ou tube de colle, crayon voire mouchoir selon votre religion). Ce genre, pas né d'hier, est en effet de ceux pouvant facilement fédérer pas mal de joueurs/non joueurs pour peu que la compétition les intéresse un minimum. D'ailleurs, Eurocom l'a bien compris et n'a nullement oublié de barder son bébé de divers modes de jeu afin d'appréhender la configuration qui vous intéresse. Ainsi, on trouve dans la partie Compétition la possibilité de jouer à quatre sur une même machine et à huit en multiconsoles ou en online. Rien a dire sur ce point, tout est là pour s'amuser le temps d'une ou plusieurs parties. Cependant, lors du test, il s'est avéré que les serveurs étaient un peu vides. En espérant que le tout se remplisse avant le début des J.O. En sus, le solo n'a pas été oublié et en parallèle de l'entraînement permettant de s'essayer à une épreuve, on retiendra surtout le challenge Jeux Olympiques s'étalant sur plusieurs jours.

Test Beijing 2008 : Le Jeu Video Officiel des Jeux Olympiques Playstation 3 - Screenshot 58Le lancer de javelot est assez galère vu que suivant l'orientation du stick, l'angle change.

Ce dernier mode est d'ailleurs habilement pensé et fait montre d'une bonne dose d'originalité, enfin dans une certaine mesure. Ainsi, après avoir choisi son poulain, vous devrez utiliser un capital de points pour améliorer certaines caractéristiques comme votre endurance, votre vitesse, votre précision, etc. On notera ici un petit plus lié au Ralenti, qui, comme son nom l'indique, vous permet de ralentir l'action (à l'aide de la touche L1 ou R1) dans n'importe quelle épreuve. Très pratique, surtout dans les défis vous demandant d'effectuer une action rapide comme un choix d'angle par exemple. Ce mode étant découpé en journées, vous devrez au minimum passer trois des cinq épreuves disponibles (si tant est que ce soit le critère de victoire) pour continuer votre parcours. De plus, en fonction de votre position finale, vous gagnerez des points supplémentaires que vous pourrez réutiliser entre chaque journée pour booster vos statistiques réclamant chacune un minimum de points. Enfin, n'oubliez pas votre fatigue qui s'accumulera au fur et à mesure des épreuves. Dans ce cas, même topo que précédemment. Si vous voulez retrouver la forme, utilisez vos points pour faire baisser votre fatigue. Bref, ce mode est ma foi très intéressant d'autant que les épreuves sont généralement variées au sein d'une même journée. Par contre, après quelques heures de jeu, je ne saurais vous dire jusqu'à quel point vos attributs influent sur vos performances. Difficile à chiffrer en vérité je vous le dis.

Test Beijing 2008 : Le Jeu Video Officiel des Jeux Olympiques Playstation 3 - Screenshot 59Il est possible de personnaliser ses sportifs en fonction des épreuves mais honnêtement, ça ne sert strictement à rien.

Pour les épreuves en elles-mêmes, on en dénombre pas moins de 36 réparties en plusieurs catégories. Pour ceux cherchant l'exhaustivité, sachez qu'il y est question d'épreuves sur piste (100m, 1500m, 110m haies...), ou sur terrain (triple saut, lancer du disque, saut à la perche...). Suivent les épreuves de natation (50m nage libre, 100m brasse, plongeon Haut-vol...), de gymnastique (anneaux, poutre, exercices au sol...) et de tir (25m pistolet vitesse, 10m pistolet à air comprimé, fusil). Enfin, la dernière catégorie regroupe le tir à l'arc, le judo, le canoë-kayak, etc. Dernière petite précision, on trouve également des épreuves combinées comme le décathlon, l'heptathlon, toutes les épreuves Hommes et ainsi de suite. De quoi faire donc, même si toutes les épreuves ne se valent pas dans leur jouabilité ou dans leur intérêt. Il faut aussi comprendre que le gameplay varie en fonction du défi. Sur ce point, Eurocom a plutôt réussi son coup, en se basant, il est vrai, sur ce qu'ils avaient réalisé avec Athens 2004, mais en n'oubliant pas de mettre en avant une bonne dose de variété en évitant de tout miser sur le matraquage intensif des boutons. Néanmoins, il est vrai que quantité de challenges vous réclameront un tapotement de deux boutons d'action pour prendre de la vitesse afin d'effectuer une action précise pour réaliser un mouvement comme un lancer la plupart du temps. A l'inverse, ce sont surtout les réflexes qui seront à l'honneur en gymnastique ou la précision pour les séquences de tir.

Test Beijing 2008 : Le Jeu Video Officiel des Jeux Olympiques Playstation 3 - Screenshot 60Le ping-pong est des plus soporifiques. D'ailleurs, pourquoi le joueur ne peut plus bouger une fois une balle engagée ?

On ne se plaindra donc pas de cette diversité même si parfois, on a un peu de mal à pardonner quelques détails. Par exemple, le système de départ (basé sur une jauge de puissance) n'est pas très probant et la plupart du temps, on se prend quelques mètres dans les dents. Ensuite, il arrive qu'en fonction des épreuves, "la technique du mouchoir" soit totalement inefficace, remplacée au pied levé par une utilisation du stick pour prendre de la vitesse. De plus, un même gameplay ne sera pas toujours aussi efficace compte tenu de la nature de l'épreuve. Ainsi, le plongeon, où on doit suivre un indicateur avec les sticks, est un peu prise de tête alors que le tout passe très bien avec les anneaux. Les épreuves plus "exotiques" ne sont pas non plus les plus jouables. Le tennis de table est trop lent et tient difficilement la comparaison avec Table Tennis d'autant que, pour je ne sais quelle raison, notre pongiste ne bouge plus, une fois un échange commencé. Dans le même ordre d'idées, on trouvera étrange que le tir au fusil laisse aussi peu de latitude. On a beau ne pouvoir déplacer le réticule que sur un axe prédéfini, on loupe très souvent la cible alors qu'elle semble précisément en plein milieu de notre viseur. Bizarre. Pour autant, Beijing 2008 est une très bonne surprise qui réussira sans aucun mal à accrocher le sportif qui sommeille en vous. Sans être parfait, le soft fait quand même preuve de beaucoup d'originalité en dispensant un énorme contenu parfois redondant mais souvent euphorisant, surtout si la victoire suit. On lui pardonnera donc son ergonomie pas toujours tip top et ses quelques épreuves peu engageantes surtout que ce ressenti pourra énormément varier en fonction de vos préférences.


Les notes

  • Graphismes 15/20

    La modélisation des sportifs est plus que satisfaisante tout comme leurs animations d'un très bon niveau de réalisme. Pour le genre, les décors sont eux aussi plutôt convaincants et bien que la foule ne comprenne que quelques modèles de NPC, ils ne font pas vraiment d'ombre au tableau. Du bon boulot.

  • Jouabilité 14/20

    Les 36 épreuves ne sont pas toutes aussi jouables les unes que les autres mais dans l'ensemble, Beijing 2008 s'en sort haut la main. La difficulté est progressive, quelques challenges sont originaux et si les épreuves un peu plus inhabituelles sont parfois moins convaincantes, rendons hommage à Eurocom qui a essayé de faire évoluer les choses. Tous les choix ne sont pas judicieux mais avec un peu d'entraînement, on parvient rapidement à battre quelques records olympiques.

  • Durée de vie 15/20

    Ici pas de soucis à se faire, la durée de vie est assurée entre le défi Jeux olympiques et les divers modes multijoueurs.

  • Bande son 13/20

    Il faut aimer l'ambiance technoïde des menus qui cède sa place durant les épreuves à des bruits de foule en délire. Une bande-son qui n'a en somme rien de particulier et qui reste dans la moyenne des jeux du même genre.

  • Scénario

    -

  • Note Générale 15/20

    Beijing 2008 innove par bien des côtés et propose une multitude d'épreuves qui ne se valent pas toutes mais qui ont le mérite d'offrir un large spectre de disciplines. Bien qu'on ait du mal à dompter quelques-unes d'entre elles, on se fera plaisir en survolant ce titre qui cherche avant tout à convaincre l'amateur et le néophyte, bref tout le monde. Le résultat est maîtrisé, et malgré quelques approximations et une ergonomie parfois douteuse, le bébé d'Eurocom est à recommander toute affaire cessante si vous êtes de ceux qui savent qu'au bout de l'effort se trouve la consécration.

    La note de la rédaction est une appréciation de la qualité générale du jeu, mais n'est pas une moyenne arithmétique des différents critères.

 

 

Tags associés : Beijing, video, officiel, jeux, olympiques

J'kaz !
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Vendredi 08 Août 2008Poster un commentaire
Un peu moins de deux ans après la sortie de Project Gotham Racing 3, Bizarre Creation, appartenant désormais à Activision

, nous propose de découvrir le quatrième opus de son jeu de courses automobiles à succès sur Xbox 360. Bien décidé à rallier à sa cause tous les fans du genre, il arrive à toute vitesse, avec dans le coffre, ou sur le porte-bagages, un certain nombre de nouveautés.


Il portait une culotte et des bottes de moto, un blouson de cuir noir...

Et force est de constater que ce Project Gotham Racing 4 n'en manque pas. En effet, tout est réuni ici pour nous faire oublier un Project Gotham Racing 3 vite fait, bien fait. Ainsi, en plus d'un mode carrière entièrement remanié, fait de nouvelles épreuves et de grands classiques (Sprint Cône, Tour Infernal, Temps vs Kudos, Radar, Superstar, Courses de rues, Un contre un, etc.) où bien entendu le Kudos (monnaie du jeu) est le nerf de la guerre, ou encore de nombreux modes de jeu multijoueur (en ligne ou non), on note surtout l'arrivée, des deux roues, ou encore des conditions météorologiques qui évoluent au fil des tours.



Project Gotham Racing 4

Fini donc le temps ou l'on se contentait de rouler de jour et de nuit, maintenant il faut aussi compter avec monsieur météo. Project Gotham Racing 4 propose ainsi différentes ambiances qui sont fonction des lieux traversés (Londres, Québec, Shangai, Macao, Nürburgring, etc). C'est donc au volant de l'un des cent-vingt bolides disponibles (Ferrari, Saleen, Dodge, Lotus, Lamborghini, Ford, Suzuki, Ducati, BMW, GM, etc.) que nous accumulons les kilomètres sur les nombreuses pistes proposées, que ce soit sous la pluie, sous la neige, ou dans un brouillard épais, le tout parfois bercé par le grondement du tonnerre et le flash des éclairs. Parfaitement modélisés, les différents véhicules disponibles nous feraient presque oublier la qualité des décors proposés. Des plus agréables à regarder, criants de vérité, ils contribuent à nous plonger un peu plus dans l'ambiance des courses de rues du titre de Bizarre Creation.

 

Conclusion

Après

Forza Motorsport 2

, la console de Microsoft accueille un nouveau jeu de courses automobiles que tous les fans du genre, mais aussi les autres, se doivent d'essayer et d'adopter. Offrant une réalisation digne de ce nom, facile à prendre en mains, que l'on soit au volant d'une voiture ou au guidon d'une moto, et disposant d'une très bonne durée de vie, surtout grâce à ces nombreux modes multijoueurs, Project Gotham Racing 4 doit prendre place sur votre étagère aux côtés des autres blockbusters déjà disponibles sur Xbox 360.



Project Gotham Racing 4
Microsoft / Bizarre Creation
5
Réalisation 5/5 5/5 5/5 5/5 5/5
Prise en main 4.5/5 4.5/5 4.5/5 4.5/5 4.5/5
Durée de vie 5/5 5/5 5/5 5/5 5/5
 
 
Les Plus
* 120 véhicules variés (autos et motos)
* Gestion des conditions météorologiques
* Réalisation d'ensemble digne de ce nom
* Agréable à jouer et facile à prendre en mains
* Nombreux modes de jeu (en ligne ou non)
Les moins
* Temps de chargement
* Absence de gestion des dégâts
* Pas d'options de personnalisation


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gif : petite Flèche orange
Comparer les prix de Project Gotham Racing 4 sur Xbox 360

Project Gotham Racing 4
Project Gotham Racing 4
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Mardi 01 Juillet 2008Poster un commentaire